GILBERT LAFFAILLE – ICI

Ici les rues sont vides et les maisons sont vieilles
il n y a que les chiens qui se chauffent au soleil
Pas de néons qui brillent ni de boîtes à la mode
et tu rentres chez toi sans composer de code

Ici ça sent la terre et le miel de forêt
Et les hommes se saluent en touchant leur béret
La mairie c’est l’école et la poste est en face
Il y a juste une cabine et personne ne la casse

Ici on coupe du bois si on veut se chauffer
Et on joue au billard dans la salle du café
T’as encore quelques vieux qui s’éclairent au pétrole
Mais t’as aucun gamin qui s’éclate à la colle

Ici c’est tout petit, oh c’est pas l’Amérique,
pas de mur antibruit ni de périphérique
Y a pas de cages à poules ni de tours en parpaings
Ici dans les clapiers on y met les lapins


Ici on vit le jour et on voit les saisons
Et on entend la pluie sur les toits des maisons
Ici on dit « bonjour », « au revoir » et « merci »
Si on ferme l’école qui pourra vivre ici ?

Ici c’est les girolles qu’on ramasse à la pelle
Pas les boîtes de « mac do » à côté des poubelles
T’as pas de croix gammées sur les murs de béton
Ni de types dans la rue couchés sur des cartons

Ici les rues sont vides et les maisons sont vieilles
il n y a que les chiens qui se chauffent au soleil
Pas de néons qui brillent ni de boîtes à la mode
et tu rentres chez toi sans composer de code ..

Cette chanson de Gilbert LAFFAILLE, vous n’imaginez pas ce qu’elle m’aura fait pousser de gros soupirs dans les année 90. J’ai toujours aimé le travail de Gilbert LAFFAILLE et en regardant ces photos d’un petit coin de Japon auquel je commence à m’attacher, les paroles de la chanson me sont revenues en mémoire. D’où ce petit hommage et cette mixité pour le moins improbable.

Vous trouverez la chanson sur ce lien.

 

4 réflexions sur “GILBERT LAFFAILLE – ICI

  1. C’est magnifique ! Merci Daniel Que d’émotion à voir ces photos qui collent tellement au texte et qui me touchent profondément. Un superbe cadeau !…

    A bientôt j’espère Je t’embrasse N

    >

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    • Bonjour Frédéric. Oui il s’agit bien d’Aizu et des villages limitrophes. Je dois être sérieusement en manque de Japon ces temps-ci, je deviens nostalgique, décidément ce virus est bien plus dangereux qu’on le pense !

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