Jef Sicard (french / japanese version)

Cette interview date de 2007 (!) et c’était ma seconde interview à l’époque. J’avais choisi d’aller vers Jef Sicard, que j’avais la chance de rencontrer régulièrement, puisqu’à cette époque j’enseignais le tai-chi-chuan et qu’il m’arrivait de louer son merveilleux lieu de répétition du Boulevard de La Villette pour y donner mes cours. Habituellement Jef est un souffleur, qui parle peu, mais pour cette occasion, le saxo et les conques ont été abandonnés sur la table et nous avons pris le temps de quelques mots. 

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Pascal Giordano (french / japanese version)

Danser pour s’approcher d’un rêve… Peut-être est-ce le rêve, qui du fond de nous-même, pour se faire entendre, nous oblige à la danse… Un homme qui danse est un homme en mouvement… Donc un homme rare. J’ai eu grande joie à rencontrer le danseur et chorégraphe Pascal GIORDANO.

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Kaori Suzuki et Sébastien Vuillot (french / japanese version)

Au croisement de leurs rêves, Kaori SUZUKI et Sébastien VUILLOT ont créé la Compagnie TSURUKAM. Je les ai rencontré dans un festival de marionnettes en 2009, après avoir assisté à leur spectacle KAGOME je leur ai proposé de les interviewer pour les connaître un peu mieux. Je republie aujourd’hui cet entretien, soit dix années plus tard. D’autres créations, toutes aussi innovantes et réjouissantes, sont venues éclairer leur parcours et je suis toujours  émerveillé par leur travail.   

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Miki IIDA (french / japanese version)

Miki IIDA est écrivaine, journaliste et aussi guide à Tokyo. Pendant mes escapades japonaises c’est le plus souvent grâce à elle que je peux entrer en contact avec les personnes que je souhaite rencontrer, grâce à son travail d’interprétation je réalise mes interviews en toute quiétude. Miki est pour moi une véritable exception dans la société japonaise, elle représente ces femmes qui se tiennent debout contre vents et marées et défendent avec acharnement leur liberté. Entre tradition et modernité, voici l’interview que nous avons réalisé ensemble. 

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Bruno Quinquet (french / japanese version)

L’ombre des arbres du jardin Hibiya Koen nous fait oublier un peu la moiteur de septembre. Autour de nous, des hommes sont endormis sur des tables de bois, le chant assourdissant des cigales berce leur sieste. Rendez-vous pris sur internet juste après avoir vu ses photos de salarymens dans un petit article qui lui était consacré, le coup de foudre, j’ai eu envie de rencontrer Bruno Quinquet, photographe français résident à Tokyo.  

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Sachiko Ishikawa (french / japanese version)

 

Daniel : Sachiko, j’aimerais connaitre ton avis sur cette question : C’est quoi danser ? Ou bien encore :  c’est quoi ne pas danser ?

Sachiko : Pour moi, danser est un peu ma façon de respirer. Donc ne pas danser, c’est comme si je ne respirais pas… Quand je vivais au Japon, à Tokyo, en tant que salariée, pendant dix ans environ tous les matins je me levais tôt et me dépêchais de me préparer en cinq minutes pour ensuite aller travailler dans un bureau. Je travaillais jusqu’au soir 20h mais très souvent 22h, et parfois même jusqu’à minuit pour rentrer avec le dernier train. Sans avoir de vraies vacances, pas même une semaine pendant l’été en ce qui me concernait. Au bureau, en plus du travail je faisais de la communication avec les collègues, en essayant de m’adapter à la situation. Et cela se répétait de la même façon chaque jour.

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Choje Lama Ani Pema (french/english version)

Lama Pema est une de ces personnes habitées par un souffle d’absolu, en sa présence on ne saurait en douter, d’ailleurs ce n’est pas le doute qui l’anime, elle agit et elle n’est qu’action, pour suivre son chemin si particulier. Avec beaucoup de gentillesse elle a bien voulu répondre à quelques questions alors qu’elle ne parle que vraiment très rarement de tout cela. J’en profite pour attirer l’attention sur son incroyable travail de bâtisseuse, d’ailleurs ses séjours en Europe n’ont souvent d’autre objectif que de sensibiliser le public pour financer ses divers projets de construction, le site officiel qui lui est dédié explique tout cela en détail et nous permet de comprendre avec beaucoup de photos l’ampleur de sa mission.

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Ninsho Kakinuma 柿沼忍昭 (french / japanese version)

Juillet 2018, abandonnant pour quelques heures la chaleur infernale des rues de Tokyo, nous rendons visite au moine Ninsho Kakinuma 柿沼忍昭 dans son temple, le Chokoji (Kannami, Shizuoka-ken), je suis accompagné par Mme Miki Iida qui interprète cette rencontre ainsi que Mme Yuu Adachi.

… Et toujours cette lumière si particulière de l’été. Comme un voile posé sur le décor, qui invite à supposer une existence, un autre monde, il y a simplement à tendre une main, pour sentir une caresse.

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SES JOURS EFFACÉS

Ecrire sur un ami. Pour dire. La poésie des jours effacés. Pour dire. La transmission d’une vie aussi. Pour dire à ses filles qu’il est encore temps. Pour dire. A ses amis, qu’il est encore temps. Pour dire. Au monde entier, que le poète est vivant.

Dans sa chambre minuscule de la Maison Nationale des Artistes de Nogent, les peintures de Michel se serrent toile contre toile au milieu des livres. Dans cette chambre qui lui sert de placard, quatre pas seulement sont possibles, deux pas en avant et deux pas sur la gauche, ensuite il faut se ranger comme n’importe quel objet, comme tous les papiers. Entassés, empilés, alignés, éparpillés, Michel a maintenant toute sa vie à portée de main. Et toute sa vie comme il me l’a dit un jour, n’est qu’une vie de papier.

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VISITE AU CHOKOJI

… Et toujours cette lumière si particulière de l’été. Comme un voile posé sur le décor, qui invite à supposer une existence, un autre monde, il y a simplement à tendre une main, pour sentir une caresse.  

Le temple me semble grand mais le paysage au milieu duquel il est posé est bien plus majestueux encore. Une petite ville en contrebas, des forêts de bambous et des pierres tombales qui s’étalent aux flancs de la colline. Nous traversons une cour, un chat sommeille dans la poussière et nous ignore, des enfants jouent. Je quitte mes chaussures sur les marches de bois ciré, me laisse glisser à l’intérieur du temple dans l’ombre d’une histoire qui n’est pas la mienne.  Le moine qui nous accueille marche devant nous d’un pas décidé. Il me fait penser à un homme de la terre qui arpente son champ. Son visage est accueil, son temple est accueil, le timbre de sa voix aussi. Une rencontre complètement inattendue, qui a devancé mon imagination. Nous voilà assis sur des coussins posés sur tatamis, autour d’une table, le moine apporte des petites bouteilles de thé vert glacé, il nous dit que le produit est fabriqué aux Etats-Unis et nous en rions.

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UN PEU DE RIEN

S’asseoir et puis quoi ? S’asseoir. Et ensuite ? Ensuite rien. Rien ? Pas de suite, pas de rien. Zazen. C’est vite dit. Les cloches d’une église dans l’air frais du matin. Les raclements de gorge sur ma gauche. Les gargouillis de mon ventre. Que faut-il chercher au juste ? S’endormir ? Attention à ne pas s’endormir ! La structure penche dangereusement au-dessus du vide. Il n’y a pas de vide ! Pourtant ça penche. Redresser, de quelques millimètres, mais à peine, des moitiés de millimètres, c’est mieux, faire semblant de ne plus bouger. Faire semblant de ne pas faire semblant. En être satisfait ? Des gargouillis de ventre à ma droite. Pas le mien. Mais le mien répond quand même. Il ne peut s’en empêcher. Bloquer la respiration. Ne plus vivre serait même mieux. Au moins ne plus penser. Ne plus jamais revenir ici. Zazen. Le roucoulement d’un pigeon sur les toits de Paris. Attendre encore un peu avant de respirer. Compter les secondes. Sortir d’ici. Retourner dormir. Le maître disait « Faire zazen, c’est comme entrer dans votre cercueil ». Mais la vie. La vie qui nous colle, la vie qui exige. Qu’est-ce qu’on en fait ? Peut-on espérer du zazen qu’il nous donne la main pour traverser la frontière … Je crois que zazen nous conduit à la frontière, qu’il ne saurait faire plus. Non c’est faux. En fait je ne crois pas. C’est juste une pensée qui me traverse. Et c’est bien différent. Zazen. Soudain la crampe dans le pied droit. Grosse panique. Le corps se cabre. Merveilleuse douleur qui annihile toute pensée. La douleur remplit, il n’y a plus de vide, la posture se tord, le souffle est déchiqueté, la colère me sort des oreilles. Pourquoi Moi ? Et surtout pourquoi maintenant ? Pourquoi Moi et maintenant. Moi. Moi. Moi. J’étais venu pour m’oublier mais finalement il n’y a que moi ici. Je m’apitoie. Les battements de cœur se font alors plus tendres. Inexplicablement la douleur semble se dissoudre, chaque cellule décide d’en prendre un bout à son compte, et je me reperds enfin. Et ensuite ? Ensuite… Un peu de rien.

LA JOIE QUI AVANCE CHANCELANTE LE LONG DE LA RUE (Gilles Farcet)

 

The BOOK vraiment inattendu, tout de même dans le prolongement de mon achat compulsif de l’été (The Dharma Bums de Kerouac dans une édition US très smart), voilà maintenant que le livre de Gilles Farcet attire mon regard, et WOW quelle rencontre ! Gilles Farcet consacre son ouvrage à un de la bande, resté totalement inconnu, soucieux de préserver son invisibilité, alors que les autres, les Kerouac, Snyder, Ginsberg, Corso… sont devenus des mythes, mais lui, Hank le céleste Beatnik, a seulement confié sa parole enflammée au micro du jeune journaliste (c’était en 1988). Régal suprême (pour moi en tout cas) de lire les pensées de ce Beat inconnu alors je partage, un peu, beaucoup.

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LA PIERRE QUI VIRE

Dans son petit café Nogentais, au milieu des habitués du samedi qui lui sourient et qui l’embrassent, Michel VRAY évoque pour moi ses retraites spirituelles à l’abbaye de La Pierre Qui Vire, dans l’Yonne. Au-dessus de nos têtes, un écran géant et bruyant diffuse un tournoi de rugby, ambiance idéale pour un petit tour au monastère..  Lire la suite

BEFORE MY TIME

Before my time chante Johnny Cash et je ne sais pas pourquoi je pense à toi ce matin, au comptoir du café tabac de la gare. Je suis entouré par les ouvriers qui défilent comme chaque matin, débarqués de lointaines banlieues ils boivent un café et s’en retournent à leurs chantiers. Ça parle dans toutes les langues, les accents déforment les mots français, les visages sont encore ensommeillés, ils ont des pudeurs d’hommes rudes, s’appellent amis ou frères avec fierté. Ils sont les dépositaires de ton souvenir je crois. J’ai toujours été entouré par des ouvriers depuis toi. De ton temps ils étaient  Africains ou Portugais, mais déjà ils avaient semé sur mes paupières des envies d’ailleurs. Peut-être ai-je continué à les chercher, à ma façon, dans les bars de la banlieue et dans les cafés chinois de Belleville. Les immigrés du petit matin te sont proches, du moins dans mon iconographie enfantine. Des vêtements tachés de peinture avec des odeurs de graisse ou de limaille, des mains coupées, bosselées, abîmées à l’outillage, des odeurs de mégots sur la peau. Je me demande toujours s’ils me considèrent comme un des leurs… Seraient-ils prêts à parier sur mon destin de bureaucrate ? En somme, est-ce que je ressemble à toi ?

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SŒUR D’ARME

Sœur d’arme.

Un froissement de tissu. Une écoute millimétrée. Une peau contre ma peau. Mais à peine. Ton regard noir. Et le silence des murs autour de nous. Aucun désir visible. Mutisme du kata. Frôlements contrôlés. Ton souffle maîtrisé. Ta distance, habituelle. J’écoute encore plus fort. Les bois de nos sabres qui claquent. Il en allait toujours ainsi les dimanches à Belleville. Entre nous, une manière de tendresse. Je vivais en ces temps-là, délices et souffrances, tête à tête merveilleux, avec mon in-espérance.

Tu m’étais l’inaccessible. Au rendez-vous d’un soir. Rue de Ménilmontant. Deux traits de maquillage au coin des yeux. Comme un couple dans la nuit. Quand nous avons dansé. Frôlements contrôlés. Le chanteur nous faisait crier. Quand nous nous sommes séparés.

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LAISSEZ AUX AUTRES.

« Zazen vous fait percevoir que vous n’êtes pas, vos pensées. Vous êtes présence. Vous êtes rayonnement. Vous êtes silence… » Fin d’après-midi à Paris. Les bruits de la cour se glissent par une fenêtre entrouverte. Des enfants chahutent quelque part et la voix d’Alexis se mélange à l’air chaud du zendo. « Laissez aux autres, qui vous entourent, leur place dans votre espace… »  

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QUI ALLER ? QUOI NE FAIRE ?

Qui aller ? Quoi ne faire ? Le problème vient peut-être du questionnement. De notre esprit qui ne se pose que les questions qui lui sont familières et auxquelles il n’a jamais su répondre. Le problème vient donc de la question, jamais de la difficulté de la réponse, jamais de la frustration de ne pas obtenir la réponse. L’absence de réponse serait même réconfortante. La question n’a d’autre fonction que de révéler la réponse. Une question qui ne révèle pas n’est donc pas question mais une rumination. On avale la question puis on la régurgite pour la ré-avaler.

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CHRONIQUE JAPONAISE (NICOLAS BOUVIER)

Une grande joie d’avoir relu la Chronique Japonaise de Nicolas BOUVIER avec son japon des années soixante et surtout, quelle belle écriture il avait le bougre, il me semble qu’on ne le sait pas suffisamment, Nicolas Bouvier n’était pas seulement un écrivain-voyageur, il était aussi un écrivain.  Une sacrée belle plume,  alors pour lui rendre un petit hommage et aussi puisque je suis plutôt préoccupé de zen ces temps-ci, j’ai choisi trois extraits de la célèbre Chronique, petit séjour au temple Zen du Daitoku-ji à Kyoto, il y séjournait avec femme et enfant en 1964 …

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JACQUES

Pour toi, mon amour, je voudrais avoir une longue, longue, longue, longue et large queue …. de pan. Ce soir Jacques chante en live dans ma radio. Il est bien là, non il n’est pas parti, c’était encore une de ses fantaisies. Il est en pleine forme dit Jean-Louis Foulquier. Qui lui non plus n’est pas parti. Pour toi, mon amour, je voudrais avoir, une longue, longue, longue, tige de nénuphar. Duo de scène avec la chanteuse Camille. La voix de Jacques poursuit : Magnifique, un oiseau de paradis, mon dieu la grâce, comme on en est loin parfois, et pourtant comme on en est près tous les jours Maintenant il reprend sa guitare, c’est une chanson pour sa fille : je voulais lui écrire une chanson, j’ai commencé par lui écrire des conseils, mais qu’est-ce que je pouvais lui dire ? Surtout fais attention de ne pas prendre froid, quand tu traverses, le ghetto d’Aubervilliers, surtout en hiver, j’t’aime telle, j’t’aime telle que t’es… J’t’aime telle tellement tu vois, tellement tu vois que même, quand le destin m’entraîne si loin de toi, je suis toujours à toi, relié par les antennes de notre amour… 

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CABU AU JAPON

L’ancien président passe au 20 heures, souriant, attendrissant, qui se défend d’avoir utilisé des financements étranges au profit d’une lointaine campagne présidentielle. J’émets alors l’hypothèse que de mon point de vue la France est tout de même l’un des rares pays au Monde où les gens de pouvoirs sont invités à s’expliquer devant tout le monde de leurs agissements. Et va savoir pourquoi, je souligne mon propos, à l’attention de ma compagne, en lui donnant à titre d’exemple la Russie où encore les Etats-Unis où il suffit qu’un cinglé détienne le pouvoir, pour qu’il exerce le pouvoir. Je ne dis rien de plus.

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POÉTIQUE DE LA VILLE # 4 (PIERRE SANSOT)

«Nous ne parlerons pas d’une poésie qui serait propre à la ville et qui se distinguerait d’une autre poésie, celle-là bucolique. Nous ne confondrons pas nécessairement la poésie et la beauté dont telle ou telle ville serait plus ou moins pourvue. Il sera question de «moments poétiques», dont les sources peuvent être différentes et naissent, dans certaines circonstances, d’une relation entre une ville et un témoin sensible. Une même ville peut cesser de nous parler, donc d’être poétique, et cependant elle concerne notre agrément pour les services qu’elle nous offre. Il existe, selon nous, un amour de la ville, d’une ville qui est autre chose que la sublimation de pulsions originelles. Un tel amour possède une relative autonomie et prend place au milieu d’autres formes d’attachements comme l’amour du père, de l’enfant, de la montagne, des sons.

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POÉTIQUE DE LA VILLE # 3 (PIERRE SANSOT)

 

Départ à l’aube et promenade matinale – (extrait)

«Nous comprenons à quel point cette promenade d’un homme inoccupé, au milieu de gens que le besoin presse d’agir, peut paraître mystifiante. Il nous faut donc en préciser la signification, la défendre à l’endroit d’autres expériences qui sembleront plus authentiques, sur le plan humain ou social. Ce n’est pas que nous ayons à statuer sur sa valeur morale; encore faut-il montrer qu’elle est donnante, qu’elle est révélante de la ville.

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